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Vers les Lances de Ma­lis­sard - © P.-M. Au­ber­tel

Hauts de Chartreuse

Sur les Hauts - © P.-M. Aubertel
Sur les Hauts
La balme à Colon - © P.-M. Aubertel
La balme à Colon
A la cheminée du Paradis - © P.-M. Aubertel
A la cheminée du Paradis
Vaste monument rocheux bordé de hautes parois, la réserve naturelle des Hauts de Chartreuse s’étend du Mont Granier au Nord, à la Dent de Crolles au Sud. Accessible uniquement à pied, cet espace en partie modifié par l’homme a conservé une richesse naturelle exceptionnelle. Le classement est intervenu afin de préserver le site, menacé par des projets d’aménagement. Le Parc naturel régional de Chartreuse en a été désigné gestionnaire en 2001. (lire la suite de l’article)
Les roches sédimentaires (calcaires et marnes) déposées en couches ont été plissées et soulevées par la formation des Alpes. L’érosion a alors creusé des fissures puis des réseaux de grottes qui figurent parmi les plus longs d’Europe. En surface, le karst se manifeste par des éboulis, des lapiaz, des tours calcaires et l’absence d’eau courante.
Du fait de l’altitude moyenne du massif, la faune et la flore des hauts de Chartreuse sont représentatives des étages montagnards et subalpins.
Plus de 700 espèces végétales ont été recensées, une trentaine sont rares à l’échelle régionale. Près de 75 espèces d’oiseaux se reproduisent sur le site. Sur les 43 espèces de mammifères présents, 23 sont des chauves-souris, dont plusieurs menacées en France.
Les forêts de montagne ayant conservé un caractère naturel comportent une grande diversité de mousses, fougères et lichens. Le bois mort constitue l’unique habitat de nombreux insectes, comme la rosalie alpine. Les vieux arbres accueillent la chouette de Tengmalm et le pic noir. En déclin dans les boisements trop clairs et les peuplements uniformes de résineux, la gélinotte a besoin d’un sous-bois varié.
En lisière des alpages et des forêts, les landes herbeuses à genévriers et rhododendrons constituent l’habitat unique de divers oiseaux de montagne, tel le tétras lyre et le merle à plastron. L’un des 4 couples d’aigles royaux du massif niche dans les grandes parois rocheuses ainsi que le chocard à bec jaune et l’accenteur alpin.
Après avoir presque disparu dans les années 1980, le chamois fréquente à nouveau les vires herbeuses. Deux autres mammifères réintroduits fréquentent aussi la réserve naturelle : la marmotte et le bouquetin.
Les milieux rocheux abritent des plantes remarquables comme la primevère oreille d’ours et la potentille luisante; la vulnéraire des Chartreux ne pousse pas ailleurs dans les Alpes. Les espèces de l’étage alpin sont peu répandues : l’armeria des Alpes et le tabouret à feuilles rondes ne poussent que sur quelques crêtes.
Une activité pastorale en pâturage extensif occupe environ 50 % de la surface, principalement sur les Hauts, avec 7 alpages accueillant en moyenne 800 bovins et 3500 ovins pour de la production de viande.
44 % de la surface de la Réserve sont occupés par des espaces boisés, dont 71 % sont des forêts publiques. L'exploitation forestière est également présente sur le site avec 2 grands ensembles de boisements identifiés : les forêts montagnardes des flancs (hêtraie-sapinière) qui concentrent 100% de l'exploitation forestière en futaie jardinée et les forêts subalpines des Hauts (forêts d'épicéa et de pins à crochets à croissance très lente) qui ne sont plus exploitées depuis les années 50 et que l'on peut classer en Forêts à Caractère Naturel.
Code : 
RNN136
Département : 
Isère
Savoie
Communes : 
Apremont
Chapareillan
Entremont-le-Vieux
Les Marches
Saint-Bernard-du-Touvet
Sainte-Marie-du-Mont
Saint-Pancrasse
Saint-Pierre-de-Chartreuse
Saint-Pierre-d'Entremont (38)
Saint-Hilaire-du-Touvet
Saint-Pierre-d'Entremont (73)
Conservateur : 
Suzanne Barnave
Code INPN : 
FR3600136
Code WDPA: 
147293

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